
Réalisation : S. S. Rajamouli
Année : 2012
Origine : Inde
Durée : 134 min.
Diffusion : DCP, vostf
Dans les années 80 et 90, les cinéphiles les plus acharnés n’avaient d’yeux que pour le cinéma de Hongkong et découvraient, émerveillés, un cinéma libre, fou et sans concession. Ces 20 dernières années, il se produit la même chose — mais cette fois, les regards se tournent vers l’énorme production de films en provenance de l’Inde. Grand orchestrateur de ce renouveau, S. S. Rajamouli s’est imposé comme l’un des cinéastes indien les plus inventifs de sa génération. Le rouleau compresseur RRR vous avait déjà fait tourner la tête en 2022 en remportant le Grand Prix des Hallus, et en 2023, dans un même élan, nous avions célébré sur l’énorme écran du Comoedia la démesure de son œuvre précédente, le dyptique Baahubali.
Nous ne voulions pas en rester là, et l’envie de vous faire découvrir son film le plus dingue nous trottait dans la tête depuis tout ce temps. C’est désormais chose faite avec la diffusion, cette année, de Eega. Rajamouli signe ici une fable délirante où un homme réincarné en mouche prépare sa vengeance. On pourrait penser qu’avec un tel postulat, il ne serait pas facile de tenir plus longtemps que la durée d’un court-métrage… Ce serait faire injure au talent de son réalisateur qui livre ici une performance où, pendant plus de 2h, il renouvelle sans cesse son concept, accumulant les idées excentriques et les rebondissements qui vous laisseront bouche bée. Pour certains, c’est SON chef-d’œuvre. On n’est pas loin de le penser aussi.




