Rotten Apple Fresh Blood

En 2014, nous avions proposé une thématique intitulée “New-York Jungle Urbaine”, axée sur l’aspect mal famé de la Grosse Pomme au tournant des années 70/80.

La fascination qu’exerce la mégalopole, notamment d’un point de vue cinématographique, est telle que nous y retournons cette année en faisant fi des complications qu’impose désormais l’administration Trump pour s’y rendre.

Durant les années 90, New-York sort progressivement des années 80 marquées par la criminalité et la crise économique. La ville se gentrifie, le maire Giuliani œuvre à la dysneyisation de la ville dès 1994, et Wall Street est à son apogée. Malgré l’invasion de yuppies, une culture underground dynamique explose, musicalement, artistiquement et cinématographiquement.

New-York est une ville vivante qui ne dort jamais, un cœur urbain qui vampirise ses habitants.

En 1990, les vampires ne déambulent plus dans des châteaux gothiques cernés par la brume, revêtus de longues capes ; ils portent des jeans/baskets et zonent sur la 42e rue, polluée par les gaz d’échappement.

Aussi, la fusion du mythe ancestral du vampire avec l’espace urbain contemporain new-yorkais va donner le jour (ou plutôt, la nuit) à plusieurs pépites gravées sur pellicule. Figure de la marginalité, le vampire du New-York des années 90 traîne ses crocs dès le crépuscule dans les milieux interlopes (Night Owl), les soirées festives (Habit) ou étudiantes (The Addiction). Les addictions, le sexe, le sang et la mort deviennent leur quotidien.

Heureux spectateurs, les 3 films proposés ne sont qu’un prétexte pour s’abreuver aux excès, au désir, aux peurs et aux nuits vampiriques new-yorkaises.

Night Owl
01 / 04 / 2026 - 14h30
Habit
02 / 04 / 2026 - 16h30
The Addiction
06 / 04 / 2026 - 11h00